15 mai 2003

La cabane de chantier

Nous devons donc construire la cabane de chantier. Pour cela, mon beau-père a ramené du matériel:
  • Des chevrons (morceau de bois de 6cm x 6cm sur une longueur pouvant varier de quelques dizaines de centimètres à plusieurs mètres) qu'il avait en stock où qu'il a trouver dans diverses bennes

  • Des contre-plaqués trouvés dans des bennes de chantier

  • De vieilles portes de garage données par de la famille

  • Des taules ondulés elles aussi issues de la récupération
Ca devrait aller, nous avons suffisamment de choses pour commencer... Il y a un tas de pierres sur le terrain qui semble être les ruines d'une ancienne petite maison. Nous alons construire la cabane par dessus. Nous plantons donc quatre grands chevrons autour de ce tas de pierres (2,5m x 2,5m grosso modo).

Au dessus du tas (c'est-à-dire à une quarantaine de centimètres du sol) nous plaçons des chevrons horizontaux autours des piliers verticaux puis au milieu. Ensuite nous clouons des contre-plaqués pour faire le plancher. C'est déjà une bonne chose de faite, on peu marcher !!!

Pour le toit, nous mettons des chevrons en pente (pour l'écoulement de l'eau) qui permettrons de soutenir les taules ondulées. Nous clouons tout autour ce que nous avons en contre-plaqués. Ils feront office de murs ! Les portes de garage permettront aussi de faire un pent de mur.

Nous avons même une porte récupérée dans une benne quelconque. Parfait, ce sera la porte d'entrée !

Mon beau-père installe finalement les taules ondulées sur le toit (opération un peu délicate, le toit suportera-t-il son poids ?). Et voilà c'est finit ! Nous avons un abrit contre la pluie, le froid, etc.

Sandrine passe ensuite un coup de peinture (récupérée dans un beine). Ca évitera que le bois ne pourrisse à la pluie.

Nous installons également une cabine de toilette à l'arrière de la cabane. Celle-ci est par contre posée sur le sol naturel ce qui permettera de poser un bidon de 1000 litres sur le toit de cette cabine (cf. schéma ci-dessus: cabine en bleue et bidon en rouge). Mon beau-père pousse même très loin le rafinement: il installe de vrais toilettes et même du carrelage !! Le réservoir de ces toilettes sera rempli à partir du bidon qui surplombe la cabine.

Finalement nous installons un gouttière qui récupère l'eau coulant du toit. Cette gouttière déversera l'eau dans le bidon qui surplombe les toilettes. Nous faisons un trop plein dans ce bidon qui déverse ensuite dans un second bidon posé par terre à côté des bidons. Grâce à cette installation nous devrions pouvoir avoir maximum 1600 litres d'eau de disponible. Pas plus car le premier bidon a l'arrivée de la gouttière aux deux tiers de sa hauteur. Impossible donc de faire monter le niveau de l'eau au dessus... Mais ça fait déjà dans les 600L ! Et c'est primordiale pour pouvoir faire le béton pour la maison. Le circuit d'eau est shématisé par les flèche rouche sur le schéma précédent.



Nous approchons maintenant sérieusement de la fin du recours de tiers. Nous devons maintenant nous occuper du terrassement... Suite au prochaine post !

05 avril 2003

Ferraillage

Le gros du débrouissaillage étant terminé, nous allons maintenant attaquer le vif du sujet. Il nous faut préparer les armatures du béton pour les fondations et pour les poteaux du rez-de chaussée.

Ces armatures vont permettre d'assurer la stabilité générale du béton et elles évitent notamment qu'en cas de cassure du béton une partie du bloc ne s'affesse. En outre elles assurent la cohérence de l'ensemble. C'est un élément très important de la construction. Car cette cohérence permettra d'éviter qu'une partie de la maison ne bouge plus qu'une autre et donc elle protège contre l'apparition de fissures structurelles.

Ces armatures sont composées de barres d'acier de différentes tailles (selon la charge à supporter) assemblées entre elles. Il faut noter que l'ensemble peut-être acheté dans le commerce. Malgré tout il est nettement plus interressant (d'un point de vue pécunier) de faire soit-même l'assemblage.

La première étape est de faire des cadres en acier qui contiendront pas la suite les barres formant l'armature. Ces cadres ont des tailles différentes selon l'emplacement de la poutre. Je m'atèle donc à la création de ces cadres: plus de 4000 au total !

Pour tordre les barres d'acier nous avons besoin d'une outils. Pour cela de la famille nous fournit une table de travail d'environ 1h20 composée d'une planche et d'un chassis en acier sur lequel on peut enfiler la barre. Un manche d'une quarantaine de centimètre posé sur une extrémité permet de tordre la barre d'acier.

Pour les barres plus grosses (notamment les barres de 16), on nous fournit un rail de chemin de fer d'environ 1m50 (mais pesant quand même dans les 80Kg) sur lequel est soudé une plaque d'acier. En enfilant la barre entre les deux, compte-tenu du poids du rail, nous arrivons à tordre les barres les plus grosses que nous avons.

Nous allons placer les fondations sous chacun des murs porteurs ce qui donne le plan suivant. Cela nous fait approximativement 86m d'armatures métalliques à faire soit environ 15 poutres de 6 mètres de long. Pour la préparation de ces armatures nous nous sommes répartis les tâches de la manière suivante:
  • Je fabrique les cadres sur l'établis décrit ci-avant
  • Sandrine et son père travaille à l'assemblage des barres d'acier gràace à du fil de fer
Au final nous avons quelquechose comme 15 poutres en acier qui sont entreposées dans le jardin:

15 mars 2003

Débroussaillage

La paperasserie administrative est maintenant terminée, nous allons pouvoir entrer dans le vif du sujet. Première chose à faire: débroussailler le terrain.


Comme je l'indiquais précedemment, 700m² du terrain est boisé (cf. image satellite ci-dessus). Mais dans ce bois, les ronces ont évidemment poussées dans tous les sens et il est parfaitement impossible de circuler. Même mieux: l'ancien propriétaire a pousser avec une pelleteuse, toute la végétation qui se trouvait sur les première 1300m². Moralité: un amoncellement de plus de 2 mètres de haut (sur 10 mètres de large) de branches, racines, troncs, etc.

Nous arrivons donc ce week-end du 15 & 16 mars 2003 pour débroussailler tout ça... Enfin, nous allons gentillement commencé par le bois. Nous verrons pour l'énorme tas un peu plus tard. Il fait gris puis finalement vers 11H il se met à pleuvoir... A 13H il pleut franchement, comment faire pour manger ? Nous n'allons tout de même pas repartir à peine trois heures après avoir fait 50km pour travailler !

Nous finissons par improviser un abris construit avec: Deux troncs mis en travers des arbres, une vieille porte trouvée sur le terrain, une bache en plastique également trouvée sur le terrain. Ca a du mal à nous abriter tous les trois mais c'est mieux que rien !

Le barbecue sera une gente trouvée sur le terrain également surmontée d'une grille que nous avions ramener. Beau début pour les travaux !!!

Finalement il pleut trop, nous rentrons...

Tout cela aura au moins eu un avantage: il faut que nous construisions une cabane de chantier rapidement !

Nous y renviendrons ensuite deux-trois week-end suivants et en quelques jours nous obtiendrons un résultat tout à fait convenable :


11 mars 2003

Le permis de construire

Le terrain est donc à nous !

Prochaine étape : établir le permis de construire. Le COS nous permet de faire 240m² maximum.

Nous ne savons pas exactement par où commencer. Donc pour faire simple nous énumérons la liste des pièces ainsi que leur superficie souhaitée :
PièceNombreSurfaceTotal
Cuisine12525
Salon, salle à manger14040
Chambre31545
Bureau11515
Salle de bain21234
WC236
Cellier177
Buanderie177
Dressing177
TOTAL

193

Ensuite nous y ajoutons les contraintes :
  • Cuisine à côté du garage et du céllier pour décharger les courses
  • Cuisine à côté du salon pour le service
  • Salon orienté sud
  • Une salle de bain à chaque étage, idem pour les WC
  • etc.
Avec toutes ces contraintes nous essayons plusieurs agencements sur ordinateur mais rien n'y fait... la maison fait 200, 300, 400 voir 500 m² et il y a toujours un petit quelquechose qui ne nous plait pas :
  • Des couloirs beaucoup trop grands (cf. Plan 1 ci-dessous)

  • Les pièces sont mal agencées (cf. Plan 2)





Plan 1Plan 2
Finalement nous arrivons sur un plan dessiné à la main qui arrive à concilier l'ensemble de nos exigences. Problème: la surface avoisine les 250m².

Notre surface dépassera de toute manière les 170m². Nous devons donc confier les plans à un architecte professionel.

Rendez-vous est pris, nous allons voir l'architecte du précédent propriétaire (dont les plans nous avaient plus). Ce dernier fait alors un travail magnifique en rendant le tout moins carré et beaucoup plus sympathique aussi bien extérieurement qu'intérieurement. D'autre part, il règle le problème de la surface avec une idée géniale : faire une mezzanine sur le salon permettant d'économiser près de 25m². Résultat: nous avons la maison de nos rêves pour 228m²

Même le résultat extérieur nous plait !

Maintenant il faut déposer le permis de construire. Une formalité ? Certainement pas ! Nous avons toutes les chances que le permis soit refusé ! Notre village est classé bâtiment de France dans le parc national de la vallée de chevreuse. Moralité la réglementation est extrêment stricte:
  • L'implantation de la maison est imposée (8m de la cloture extérieure)
  • La couleur des enduis est à choisir parmis une palette très limitée
  • La tuile est imposée: tuile plate, 70 au m² (ça promet pour la toiture)
  • Interdiction de faire n'importe quoi sur la cloture
  • etc.
Dans le même moment, je me rend compte par hasard que nos voisins d'en face sont les parents d'une amie d'école que je n'avais pas revue depuis fort longtemps. Nous allons donc les visiter. Et ils nous apprennent que pour avoir le permis de leur maison (proche de la notre, cf. image ci-contre), il aura fallu 7 tentatives !!!

Nous faisons confiance à notre architecte qui dépose finalement le permis le 11 janvier 2003. Comme quoi cet homme a vraiment fait un travail extraordinaire, le permis est accepté du premier coup le 11 mars 2003 à condition que nous déplacions l'implantation de la maison de trois mètres vers la cloture.

Nous n'avons plus qu'a attendre les trois mois légaux du recours de tiers permettant à une tierce personne de s'opposer à la construction et nous pourrons enfin commencer les choses sérieuses !!!

En attendons, nous pouvons nous attaquer au débrousaillage et à la construction de la cabane de chantier... suite au prochain post !!

28 novembre 2002

Le début de l'aventure...

Comme promis, je vais commencer le récit de la construction de notre maison. Et l'idéal c'est bien entendu de commencer par le commencement. Voici donc comment et pourquoi nous avons engagé cette aventure.


A l'origine

Nous étions à l'époque en location à Saint Maur des Fossés. Nous envisagions de devenir un jour propriétaire mais étant donné les prix de l'immobilier, nous n'avions pas trouvé de solution qui nous convienne.
Nous voulions être le plus loin possible de Paris tout en restant suffisamment proche des zones offrant des emplois (difficile paradoxe). Nous avions tranché sur le 91 (Essonne) : mes parents y habitent et l'Ouest parisien me parait plus sûr au niveau emploi (Z.I. de Courtaboeuf, St Quentin, etc.), compte tenu de notre domaine d'activité qui est l'informatique.
Au cours d'une réunion familiale nous apprenons par un employé municipal que l'octroi des permis de construire va être progressivement gelé dans le 91 et le 78. Nous comprenons donc qu'il nous faut agir, et vite. L'envolé des prix est irrémédiablement proche !
A force de voir les membres de ma belle-famille construirent leur propre pavillon, nous nous demandons si nous serions en mesure d'engager cette aventure. Il faut savoir que ma belle-famille est portuguaise et que la légende comme quoi les portuguais sont des pro du batiment est tout à fait fondée !!! Moralité nous avons dans la belle famille des charpentiers, des maçons, des carreleurs, des peintes, etc..
Nous demandons donc l'avis de mon beau-père (qui a d'extraordinaires connaissances dans le bâtiment) qui est OK pour nous aider et par conséquent pour diriger les travaux. L'ensemble de la belle-famille nous montre qu'il est tout de même rentable de construire soi-même sa maison bien qu'il faille sacrifier un peu, voire même beaucoup de son temps libre. La décision est donc prise, nous construirons nous-même le pavillon. Quand ? Le week-end, pendant les vacances, etc...


La recherche des terrains

Nous commençons les recherches auprès de différentes agences immobilières. Ces dernières nous proposent tout et n'importe quoi :
  • Des terrains en zone inondables (à tel point qu'en marchant sur la pelouse ça fait ploc ploc sous les pieds). D'ailleurs, pour la petite histoire, nous avons su par la suite que l'agence était bien entendu au courant et qu'elle s'était bien gardée de nous le dire...

  • Des terrains possédant des fondations déjà coulés mais cachés par la végétation. Et évidemment l'agent immobilier a bien pris soin de nous cacher qu'il y avait des fondations.

  • Puis finalement nous visitons un terrain (il est vrai légèrement au dessus de notre budget maximal) mais parfait: 2256m² dans un lotissement très calme, entourré de haras et viabilisé (gaz de ville, eau, électricité, téléphone). Le dit terrain est situé à Rochefort en Yvelines (78). Il est boisé sur près de 700m² et offre une magnifique vue sur le château. Au niveau transport en commun c'est pas terrible mais en revanche l'autoroute A10 passe à côté.
Nous finissons par acheter le dit terrain via un agent immobilier formidable de chez Century 21. Nous faisons toutes les démarches nécessaires à l'octroi du prêt via un courtier. Nos conditions sont un peu particulières : nous voulions financer le terrain et le notaire en une seule fois de manière à financer la construction proprement dite par nos propres moyens. Bien que cela puisse paraître simple, il n'en ait rien car la plupart des banques débloquent les fonds au fur et à mesure de l'arrivée des factures relatives à la construction.
Le courtier trouve notre bonheur et nous signons finalement cette vente le 28 novembre 2002.


Ce magnifique terrain est donc désormais à nous. Nous devons maintenant nous atteler à déposer le permis de construire... à suivre dans le prochain post !

01 juin 2002

Présentation

Bien le boujour à tous les visiteurs de ce blog !

Tout d'abord les présentations s'imposent, et ça permettra d'expliquer le titre du blog: "les Oudoux". L'idée, pour faire rapide, c'est que ma copine me surnomme Oudou et moi je la surnomme Oudoue. Donc notre couple forme "les Oudoux". C'est complètement stupide mais ça nous faire rire !!!








Nous travaillons tous les deux dans l'informatique. Là ou notre vie se complique c'est que, comme vous le découvrirez dans le blog nous avons entrepris de construire entièrement, par nous-même notre maison (dans les Yvelines).

Nous souhaitons donc partager cette expérience au sein du blog. Cela nous permettra notamment:
  • De tenir un journal, ce que nous souhaitions faire de puis longtemps. Cela nous permet de prendre du recul et de regarder, après coup, le travail accompli

  • De mettre à disposition les photos ce que bon nombre de connaissances nous demandent

  • Eventuellement d'aider et de mettre à disposition des autres la connaissance acquise au cours de cette construction